Restaurant Sous la tonnelle
Une filiation de femmesPar Maud Loubet
Aujourd’hui à la tête du restaurant « Sous la Tonnelle », Maud Loubet âgée de 37 ans et maman de Louise, nous raconte son histoire de femmes.
Avant-gardiste, séparée de mon grand-père, indépendante et femme de caractère, ma grand-mère ouvre son restaurant « Chez Mimi de Chisa » en 1967 au cœur de Porto Vecchio. Il y avait au rez-de-chaussée le restaurant, au premier étage les chants et les guitares, au-dessus ses appartements et au dernier étage des chambres d’hôtes qu’elle louait aux étudiants.
Autodidacte, elle ouvre une épicerie puis un bar qui deviendra naturellement le restaurant dans lequel elle fidélise ses « pensionnaires du midi » : les travailleurs de la ville.
Aujourd’hui, âgée de 88 ans, vous pourrez la croiser dans la rue, au restaurant, toujours aussi dynamique.
C’est en 1997 que ma mère, âgée de 40 ans, a repris le restaurant appartenant à mon grand-père, mitoyen de celui de ma grand-mère. Elles ont cohabité ainsi dans la rue durant une petite dizaine d’années avant que ma mère ne reprenne également celui de ma grand-mère. En référence à la vigne qu’il y avait tout le long de la rue, les deux restaurants se réunifient et deviennent « Sous la Tonnelle ».
A cette époque, je passais le bac et la restauration ne m’attirait pas du tout. Je suis donc partie vivre à Paris où j’ai fait ma vie aussi bien professionnelle que personnelle. Au bout de 10 ans, j’ai eu envie de revenir au pays, maman avait besoin de lever le pied. C’est donc tout naturellement que j’ai repris le restaurant. J’avais une volonté de développer notre affaire de famille et je ne voulais surtout pas que ça s’arrête. Ma mère, qui est restée malgré tout 20 ans « aux fourneaux », a conservé les recettes institutionnelles, comme les beignets au bruccio. Elle en a revisité certaines auxquelles se sont ajoutés des plats plus « modernes » comme la côte de veau à basse température et en a travaillé d’autres de façon peut-être un peu plus « féminines » ou « légères ».
Ces plats « signature » et la qualité de la cuisine ont fait la réputation du restaurant. Aujourd’hui, la chef en cuisine, c’est Farida qui travaille à nos côtés depuis 35 ans !
Ouvert toute l’année, nous avons depuis 1997 triplé le nombre de couverts, avec un personnel qui est passé de trois à cinq personnes pour deux cents couverts en été et une cinquantaine en hiver. Nos « pensionnaires », désormais à notre table aussi bien le midi que le soir, nous permettent de pouvoir rester ouvert durant la saison hivernale.
Ce qui m’a intéressée dès le départ, tout en conservant la très grande qualité de restauration, c’est de faire évoluer une affaire familiale en entreprise familiale, avec une organisation bien rodée à l’année, et des évolutions comme bientôt un livre de cuisine, des produits en bocaux à emporter et une épicerie fine.
Mon histoire, c’est une histoire de femmes autour de cette maison et de ce restaurant. D’ailleurs la société s’appelle « De mères en filles » ! Une histoire construite par des femmes fortes mais qui ne se sont jamais victimisées au sein d’une société patriarcale. Les femmes se sont imposées de façon évidente.
Inconsciemment, s’est transmis de ma grand-mère à ma fille un caractère de « guerrière », de battante.
A 37 ans, j’ai l’impression d’avoir déjà eu plusieurs vies avec plusieurs métiers, d’être devenue sereine et apaisée avec l’envie de faire de nouvelles choses. Tout me parait possible.
Mais cela, je le dois à ce pilier que représentent cette maison et cette lignée de femmes fortes.
Plats familiaux avec cette touche de raffinement c’est la touche de ma maman.
Apporter une nouvelle cuisine de façon autodidacte.
On cuisine à l’instinct.
De génération en génération on se développe.
Je n’ai jamais eu besoin à défendre une force en tant que femme.
COORDONNÉES
Sous la Tonnelle
13 Rue Général Abbatucci, 20137 Porto-Vecchio
04 95 72 09 96
www.souslatonnelle-portovecchio.fr
instagram : souslatonnelleportovecchio
Aujourd’hui à la tête du restaurant « Sous la Tonnelle », Maud Loubet âgée de 37 ans et maman de Louise, nous raconte son histoire de femmes.
Avant-gardiste, séparée de mon grand-père, indépendante et femme de caractère, ma grand-mère ouvre son restaurant « Chez Mimi de Chisa » en 1967 au cœur de Porto Vecchio. Il y avait au rez-de-chaussée le restaurant, au premier étage les chants et les guitares, au-dessus ses appartements et au dernier étage des chambres d’hôtes qu’elle louait aux étudiants.
Autodidacte, elle ouvre une épicerie puis un bar qui deviendra naturellement le restaurant dans lequel elle fidélise ses « pensionnaires du midi » : les travailleurs de la ville.
Aujourd’hui, âgée de 88 ans, vous pourrez la croiser dans la rue, au restaurant, toujours aussi dynamique.
C’est en 1997 que ma mère, âgée de 40 ans, a repris le restaurant appartenant à mon grand-père, mitoyen de celui de ma grand-mère. Elles ont cohabité ainsi dans la rue durant une petite dizaine d’années avant que ma mère ne reprenne également celui de ma grand-mère. En référence à la vigne qu’il y avait tout le long de la rue, les deux restaurants se réunifient et deviennent « Sous la Tonnelle ».
A cette époque, je passais le bac et la restauration ne m’attirait pas du tout. Je suis donc partie vivre à Paris où j’ai fait ma vie aussi bien professionnelle que personnelle. Au bout de 10 ans, j’ai eu envie de revenir au pays, maman avait besoin de lever le pied. C’est donc tout naturellement que j’ai repris le restaurant. J’avais une volonté de développer notre affaire de famille et je ne voulais surtout pas que ça s’arrête. Ma mère, qui est restée malgré tout 20 ans « aux fourneaux », a conservé les recettes institutionnelles, comme les beignets au bruccio. Elle en a revisité certaines auxquelles se sont ajoutés des plats plus « modernes » comme la côte de veau à basse température et en a travaillé d’autres de façon peut-être un peu plus « féminines » ou « légères ».
Ces plats « signature » et la qualité de la cuisine ont fait la réputation du restaurant. Aujourd’hui, la chef en cuisine, c’est Farida qui travaille à nos côtés depuis 35 ans !
Ouvert toute l’année, nous avons depuis 1997 triplé le nombre de couverts, avec un personnel qui est passé de trois à cinq personnes pour deux cents couverts en été et une cinquantaine en hiver. Nos « pensionnaires », désormais à notre table aussi bien le midi que le soir, nous permettent de pouvoir rester ouvert durant la saison hivernale.
Ce qui m’a intéressée dès le départ, tout en conservant la très grande qualité de restauration, c’est de faire évoluer une affaire familiale en entreprise familiale, avec une organisation bien rodée à l’année, et des évolutions comme bientôt un livre de cuisine, des produits en bocaux à emporter et une épicerie fine.
Mon histoire, c’est une histoire de femmes autour de cette maison et de ce restaurant. D’ailleurs la société s’appelle « De mères en filles » ! Une histoire construite par des femmes fortes mais qui ne se sont jamais victimisées au sein d’une société patriarcale. Les femmes se sont imposées de façon évidente.
Inconsciemment, s’est transmis de ma grand-mère à ma fille un caractère de « guerrière », de battante.
A 37 ans, j’ai l’impression d’avoir déjà eu plusieurs vies avec plusieurs métiers, d’être devenue sereine et apaisée avec l’envie de faire de nouvelles choses. Tout me parait possible.
Mais cela, je le dois à ce pilier que représentent cette maison et cette lignée de femmes fortes.
Plats familiaux avec cette touche de raffinement c’est la touche de ma maman.
Apporter une nouvelle cuisine de façon autodidacte.
On cuisine à l’instinct.
De génération en génération on se développe.
Je n’ai jamais eu besoin à défendre une force en tant que femme.
COORDONNÉES
Sous la Tonnelle
13 Rue Général Abbatucci, 20137 Porto-Vecchio
04 95 72 09 96
www.souslatonnelle-portovecchio.fr
instagram : souslatonnelleportovecchio